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STAGES

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  Un format intensif sur six jours

Ce laboratoire est organisé de manière à permettre également la participation de personnes qui travaillent pendant la semaine.

Les quatre premières séances auront lieu en soirée, du mardi au vendredi, de 18h30 à 22h. Le travail se poursuivra ensuite pendant toute la journée du samedi et du dimanche.

Ce rythme permet aux propositions d’évoluer progressivement : premières explorations en soirée, reprises entre les séances, approfondissement pendant le week-end, puis présentation du travail le dimanche soir.

Du mardi au vendredi, les participants qui le souhaitent pourront également venir dès 17h30 pour répéter de manière autonome dans les salles de l’école avant le début du travail collectif.

Le principe du laboratoire

Chaque participante et chaque participant arrive avec une proposition théâtrale préparée en amont, en solo ou en duo.

Cette proposition devient le point de départ d’un véritable laboratoire : pendant six jours, elle sera interrogée, approfondie, déplacée et mise à l’épreuve du plateau sous la direction de Déborah Etienne.

L’objectif n’est pas de fabriquer artificiellement un spectacle achevé en quelques jours, mais de permettre à chaque interprète d’entrer profondément dans un rôle, une relation ou un fragment d’œuvre, et d’en révéler les enjeux par le travail du jeu.

Le stage se terminera le dimanche soir par une sortie de laboratoire devant un public invité.

 

  Que signifie « traverser un rôle » ?

Traverser un rôle ne signifie pas nécessairement raconter toute une pièce ni résumer l’intégralité du parcours d’un personnage en quelques minutes.

La proposition peut se concentrer sur un passage, une situation, une relation, un moment de bascule ou un aspect particulier du rôle.

Il peut s’agir, par exemple :

  • d’un personnage qui doit agir mais reste prisonnier de ses doutes, à l’image d’Hamlet, en choisissant de travailler plus particulièrement sa relation à son père, à Ophélie ou à sa mère ;

  • d’une confrontation entre deux personnages défendant des visions irréconciliables, comme Antigone et Créon ;

  •  d’un moment de transformation ou d’émancipation, comme celui que traverse Nora dans Une maison de poupée d’Ibsen ;

  • d’une relation faite de fascination, de dépendance, d’affection et de révolte, comme celle qui unit Dom Juan et Sganarelle ;

  • d’un mensonge, d’un quiproquo ou d’un malentendu qui devient impossible à maîtriser, dans une scène de Molière, de Feydeau ou d’une comédie contemporaine ;

  • d’une scène de séduction dans laquelle le rapport de force se déplace ou s’inverse, comme souvent chez Marivaux ;

  • d’une discussion apparemment banale qui révèle progressivement la violence, la fragilité ou le ridicule des personnages, comme chez Yasmina Reza ;

  • d’une déclaration amoureuse, d’un aveu ou d’un départ que le personnage ne parvient pas à accomplir, comme dans de nombreuses scènes de Tchekhov ;

  • d’une relation familiale faite de tendresse, de maladresses et de non-dits, telle qu’on peut en rencontrer chez Jean-Luc Lagarce ;

  • d’un face-à-face dans lequel s’installent peu à peu la domination, le silence ou la menace, comme chez Harold Pinter ;

  • d’un duo comique ou absurde dans lequel les personnages répètent, détournent ou épuisent progressivement le langage, comme chez Beckett ou Ionesco.

La traversée peut donc porter sur un rôle, mais également sur une relation entre deux personnages, un conflit, une contradiction, un secret, un désir ou un pan particulier de l’œuvre.

La proposition pourra prendre la forme d’une scène continue ou d’un montage de plusieurs fragments construit autour d’un même axe.

  Un répertoire entièrement ouvert 

Les participants sont libres de choisir l’auteur, l’œuvre et le registre qu’ils souhaitent explorer.

Le laboratoire est ouvert aux textes classiques, modernes et contemporains, ainsi qu’à tous les registres : tragédie, comédie, tragicomédie, théâtre de l’absurde, théâtre réaliste ou écritures plus poétiques.

Il est donc tout à fait possible de travailler sur une scène de Feydeau, Molière, Shakespeare, Marivaux, Tchekhov, Yasmina Reza, Jean-Luc Lagarce, Beckett, Pinter ou Ionesco, mais aussi sur une pièce contemporaine moins connue ou sur un texte découvert au cours de son propre parcours.

Aucune connaissance particulière de l’histoire ou de la littérature théâtrale n’est attendue.

L’essentiel est de choisir un matériau qui vous engage véritablement, que vous avez envie de défendre et qui contient une situation de jeu suffisamment forte pour être explorée au plateau.

  Une proposition préparée en amont 

Chaque participant arrive avec un projet personnel préparé en solo ou en duo.

Pour un solo
La proposition doit durer entre quatre et cinq minutes.

Pour un duo
La proposition peut durer entre sept et dix minutes, avec une durée idéale d’environ huit minutes.

Dans le cas d’un duo, les deux partenaires préparent leur projet ensemble et déposent conjointement leur candidature. Chacun s’inscrit individuellement au stage.

Les participants doivent arriver avec :

  • une scène ou un montage de textes déjà construit ;

  • un axe de recherche, une intuition ou une courte intention artistique ;

  • un texte entièrement mémorisé dès la première séance.

Il n’est pas demandé d’arriver avec une mise en scène ni avec une proposition de jeu déjà aboutie. C’est précisément au cours du laboratoire que l’interprétation, la direction d’acteur et la mise en espace seront recherchées et construites avec Déborah Etienne.

Le matériau préparé constitue un point de départ. Il pourra être coupé, remonté, déplacé ou resserré au cours du stage en fonction des recherches menées au plateau.

  Les axes de travail 

À partir des propositions apportées par les participants, le laboratoire permettra notamment de travailler :

  • la situation et les enjeux de la scène ;

  • le parcours du rôle dans le passage choisi ;

  • la construction et la circulation de la pensée ;

  • le sous-texte ;

  • l’écoute et la relation au partenaire ;

  • l’engagement du corps et de la voix ;

  • le rythme et l’adresse ;

  • la précision de l’intention ;

  • l’exploration de différentes directions de jeu ;

  • le rapport à l’espace ;

  • la construction progressive d’une forme.

Chaque projet bénéficiera de plusieurs temps de travail au cours de la semaine.

Le stage fonctionnera comme une véritable classe de théâtre : chacun travaillera directement sur sa proposition, mais assistera également au travail des autres. L’observation, l’écoute, les reprises collectives et la circulation des expériences font pleinement partie de la formation.

Il ne s’agit pas d’une succession de cours particuliers, mais d’une recherche menée au sein d’un groupe.

  Parcours pédagogique 

Au fil des six jours, le travail progresse de l’exploration du personnage vers la construction d’une forme théâtrale. Les quatre soirées permettent d’interroger successivement sa trajectoire, ses zones d’ombre, ses émotions et ses relations. Le week-end est consacré à l’approfondissement des propositions, à leur mise en forme et à la préparation de la sortie de laboratoire.

Jour 1 — Trajectoire et seuils

La première soirée est consacrée à la trajectoire du personnage : d’où vient-il, dans quel état se trouve-t-il au début de la proposition et qu’est-ce qui l’oblige à se mettre en mouvement ?

Le voyage du héros théorisé par Joseph Campbell offre ici un outil de lecture : un personnage quitte un état connu, résiste au changement, franchit un seuil et découvre qu’il ne peut plus tout à fait revenir à celui qu’il était. Le travail consiste à repérer ces passages, ces résistances et ces points de non-retour, afin de rendre perceptible le déplacement qui s’opère au cours de la scène.

Jour 2 — L’ombre et la projection

La deuxième soirée explore ce que le personnage montre de lui-même, mais aussi ce qu’il dissimule, refuse de reconnaître ou projette sur les autres.

La pensée de Carl Jung et le processus d’individuation permettent d’interroger la persona — l’image que l’on présente au monde — et l’ombre, cette part de soi que l’on tient à distance mais qui cherche malgré tout à émerger. Que combat le personnage chez l’autre parce qu’il ne peut pas l’accepter en lui-même ? Que tente-t-il de cacher ? Et de quelle manière cette part invisible agit-elle sur ses choix, sa parole et ses relations ?

Jour 3 — L’émotion comme mouvement

La troisième soirée replace l’émotion au cœur du mouvement de l’acteur. Le mot lui-même vient du latin e movere : mettre en mouvement, faire sortir de soi.

Il ne s’agit donc pas de fabriquer ou d’illustrer une émotion, mais d’observer ce qu’elle transforme réellement : la respiration, le corps, la voix, le regard, le rythme, l’occupation de l’espace et la relation au partenaire. Le travail cherche à identifier ce qui traverse le personnage et la manière dont cette émotion devient une impulsion concrète de jeu.

Jour 4 — La relation

La quatrième soirée s’intéresse à ce qui se joue entre deux êtres, mais aussi entre les différentes parts d’un même personnage : le désir, l’intention, la communication, les stratégies, les projections et les rapports de pouvoir.

Le travail mené par Déborah Étienne autour des intelligences émotionnelles permet d’interroger la relation de manière concrète : que cherche le personnage à obtenir de l’autre ? Que combat-il chez son partenaire ou en lui-même ? Quelles stratégies met-il en place ? Comment la réponse de l’autre l’oblige-t-elle à se déplacer, à s’adapter ou à se transformer ?

Pour faire passer ces questions de la réflexion au corps et au plateau, Déborah Étienne puise également dans le travail d’Eugenio Barba sur l’amplification et la technique extra-quotidienne. Modifier une distance, un regard, une adresse ou une contrainte ; essayer une direction, puis son contraire ; observer ce que ces changements provoquent en soi et chez le ou la partenaire.

Amplifier, exagérer, presque chorégraphier permet d’éprouver pleinement un état. Il devient ensuite possible de retirer, d’épurer et de n’en conserver que la trace, pour revenir à une simplicité qui laisse au spectateur une part du chemin à accomplir.

Une conviction forte traverse cette approche : trouver l’endroit de soi depuis lequel la parole peut surgir avec authenticité. L’interprète convoque sa propre humanité pour nourrir les différentes couches du personnage et faire entendre sa voix singulière, sans jamais perdre le plaisir du jeu, l’expérimentation et la liberté.

Jour 5 — De la recherche à la forme

La journée du samedi permet de reprendre les différents axes explorés pendant les quatre soirées et de les mettre pleinement au travail dans les propositions apportées par les participants.

Chaque solo ou duo est approfondi afin de préciser la trajectoire du personnage, la situation, les enjeux, la relation au partenaire et la nécessité de chaque prise de parole. Plusieurs directions peuvent être essayées : déplacer une intention, modifier un rythme, inverser un rapport de force, changer une distance, une adresse ou une manière d’occuper l’espace.

Progressivement, chaque participant apprend à choisir : ce qui doit être affirmé, ce qui peut être retiré et ce qui reste encore à chercher. Le travail d’interprétation, de mise en espace, de rythme et de direction d’acteur permet de faire apparaître une forme plus lisible, sans la figer ni effacer ce qu’elle conserve de vivant et d’inattendu.

Cette journée offre le temps nécessaire pour reprendre les propositions à plusieurs reprises, éprouver les choix au plateau et commencer à penser leur articulation dans la sortie de laboratoire.

Jour 6 — Traverser, relier et partager

Le dimanche est consacré à la consolidation du travail, aux dernières reprises et à la préparation de la sortie de laboratoire.

Chaque participant retrouve sa proposition dans son ensemble : non plus comme une succession d’exercices ou de recherches, mais comme une trajectoire qu’il faut désormais pouvoir traverser du début à la fin, tout en conservant l’écoute, la disponibilité et la liberté découvertes pendant le stage.

Le travail porte également sur le passage d’une proposition à l’autre, l’utilisation commune de l’espace, les entrées, les sorties, les rythmes et la construction d’un ensemble cohérent. Un filage permet d’éprouver la continuité de la présentation avant les derniers ajustements.

La rencontre avec le public fait pleinement partie du laboratoire. Elle ne cherche pas à présenter un spectacle définitivement achevé, mais un état vivant du travail : le chemin parcouru, les déplacements opérés et les différentes manières dont chaque interprète s’est emparé de son rôle.

Inscription au stage

Labo Traversée d'un rôle

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Formulaire stage inter

Traversée d’un rôle

 Stage-laboratoire intensif d’interprétation  

Du mardi 20 au dimanche 25 octobre 2026 à Genève

Durée : 26h30 de travail encadré

Un stage intensif réparti sur six jours :

  • 4 soirées de travail, du mardi au vendredi ;

  • 2  journées complètes, le samedi et le dimanche ;

  • une sortie de laboratoire devant un public invité

       le dimanche soir.

  • salle disponibles répétitions autonomes

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Effectif : De 8 à 12 participants

Niveau : Pratique théâtrale préalable indispensable
À partir de 18 ans (Candidatures possibles dès 17 ans )

Tarif : 840 CHF par participant

Intervenante : Déborah Etienne 🔗

comédienne, formatrice et professeure de théâtre 

Lieu : EDTSA – Quai du Seujet 28 – Genève

Dates et horaires

Du mardi 20 au dimanche 25 octobre 2026

Du mardi 20 au vendredi 23 octobre de 18h30 à 22h

Du mercredi au vendredi, les participants qui le souhaitent pourront disposer d’une salle dès 17h30 pour répéter de manière autonome avant le début du travail collectif.

Samedi 24 octobre de 10h30 à 17h30, Dimanche 25 octobre de 11h30 à 18h 

Sortie de laboratoire : Dimanche de 19h à 20h devant un public invité

Verrée : Dimanche de 20h à 20h30

ConditionS Générales d'inscription : CGI LABO INTERPRÉTATION 🔗

EDTSA - Cie Sixième Art

Quai du Seujet 28

1201 Genève

Tél. : +41 78 345 88 64

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